Dimanche 1 novembre 2009
Je pose l'aiguille après avoir passé cet après-midi maussade à broder ce bonhomme de neige qui débute le Winter row, dernier de ma série 'saisons de Bent Creek'.






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Dimanche 1 novembre 2009
Non je n'ai pas le blues, ni un projet de voyage au pays des Helvètes.
C'est qu'hier soir j'ai vu et entendu Stéphane Bern à l'émission "On  n'est pas couchés" de Laurent Ruquier et que critiqué par les deux trublions institutionnels il m'a semblé sincère en disant son incapacité à écrire "laid" et "méchant". C'est une traduction résumée et toute personnelle de ce qu'il a dit, mais ses propos m'ont bien plu. (sans doute parce que M. Bern vous êtes comme moi : un "scorpion" gentil)



Je suis certainement plus "guimauve" que lui  car pour contrebalancer tout ce que les médias se complaisent à nous déverser, je porte virtuellement des oeillères et des lunettes à verres teintés roses...  pour ne voir chez les choses et les gens que ce qu'ils ont de beau.
Et cependant je ne suis pas douce et tendre comme un pétale de fleur mais plutôt de la famille des cactées, non pas pour agresser mais pour me protéger. Car j'ai mes 'dégoûtations' et mes 'détestations' et je fuis les agressions visuelles et sonores ainsi que les livres et les films qui déversent de l'hémoglobine et de l'agressivité, distractions que je fuis et auxquelles je préfère les bluettes et leurs happy ends.

Le monde est triste et cruel mais il est encore  beau souvent, alors pourquoi ne pas adoucir les informations que l'on nous donne par un peu d'humanité et de joliesse. Certains s'y emploient, mais ils se font brocarder par ceux qui sont cyniques comme les deux résurgences des papys du Muppet Show qui s'amusent 'à casser' chaque semaine chez Laurent Ruquier.

Je me réserve de juger sans influence ce que S. Bern a écrit avec une encre et des verres teintés à la couleur de sa première de couverture : histoire qu'il situe en Grèce, là où il a regardé vivre les gens, et évoluer leurs comportements.



Et à propos de comportement il s'est également amusé à écrire un livre sur les chiens des "grands de ce monde" car dit-il, quand on leur parle de leur animal favori, les gens si fermés soient-ils, deviennent soudain très diserts et même prolixes.





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Samedi 31 octobre 2009

Très mollement je venais de me remettre à la broderie abandonnée au début de l'été quand sans le savoir Orange a décidé de me donner un coup de pouce en privant mon coin de Normandie de liaison internet.
Privée d'écran et de clavier, c'est  avec un nouvel entrain que j'ai repris mon ouvrage et ne l'ai plus quitté de tout hier.
Ainsi pour une fois je suis synchrone grâce ou plutôt à cause de cette coupure avec le monde extérieur : hier soir j'ai terminé l' 'autumn row' pile à temps, sans l'avoir voulu, pour la fête des citrouilles et alors que nous ne sommes pas encore tout à fait au milieu de cette belle saison.

Dans ma lancée j'ai même attaqué le premier bonhomme de neige du 'winter row' alors que la météo annonce ce matin de la neige sur les reliefs dès 900 m.











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Samedi 24 octobre 2009
Il pleut et c'est tant mieux, je vais m'offrir une chaleureuse journée-maison, comme je les aime.

Portée par l'enthousiasme de la première fois, et voyant combien elle est vite mangée, j'ai refait de la gelée. La photo montre que cuite dans deux bassines différentes, elle n'a pas la même couleur et  un des pots n'est pas plein. Ce n'est pas que j'y aie déjà goûté, c'est que j'ai sans doute trop rempli les autres !



Mais toujours pas d'ouvrages à vous montrer !
Encore que... pour remplacer les stores vénitiens dont je m'étais lassée, les voilages qui occultent à présent les fenêtres de la cuisine ainsi que les double-rideaux en lin qui les complètent : "c'est moi qui les ai faits, eh oui !"

Et je dois dire que le plus difficile fut de trouver les tissus. Je me suis cassé le nez à Pont Audmer car la  jolie mercerie Filoselle n'existe plus. C'est en fait, bien plus près de chez moi, à Pont l'Evêque, que j'ai trouvé mon bonheur.
Sinon la couture en elle-même fut un réel bonheur -contrairement à ce que j'ai toujours écrit- car ici, pas de chichis,  il s'agit de 'couture au kilomètre'. En effet, il suffit de bien préparer son ouvrage, de bâtir soigneusement ou d'épingler selon les cas et la machine fait le reste :
ça j'adore ! Il y eut de nombreuses grimpettes sur le plan de travail pour les essayages, mais ça m'a fait faire un peu de sport. Quant aux tringles c'est notre jardinier qui a eu la gentillesse de les installer.

Vous voulez jeter un oeil ?





J'ai même fait des têtes flamandes, mais je n'ai pas grand mérite, c'est uniquement un jeu de crochets sur la rufflette, du "comptage" de trous pour  bien répartir les plis avec les crochets, une sorte de problème d'intervalles à calculer comme à l'école ! Moi le calcul je n'aime que pour faire du score sur ma DS, alors j'y suis allée par approximation.



Et comble de bonheur, à Pont l'Evêque j'ai même trouvé quelques fat quarters de tissus pour patchwork... trop tentants, je n'ai pas su résister.
Merci de ne pas me demander ce que je vais en faire ?
La réponse serait comme toujours :  juste pour le plaisir de les thésauriser alors que je viens d'en donner des kilos, que j'en ai encore des placards pleins, une commode dont les tiroirs débordent et que dans quelques semaines je nagerai avec délectation dans la marmite puisque je serai aux Etats-Unis.
Oui vous avez certainement raison : je suis une grande malade !  En attendant je vous les montre



Ne cherchez pas, sur la bande il est écrit : www.comptoirsaintmerri.com... j'y suis allée bien sûr : ils ne vendent qu'aux professionnels !

Bon week-end.



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Lundi 19 octobre 2009
Dimanche j'ai vécu un moment divin, en rencontrant des amis qui me sont chers.
Ils se sont offerts avec cette même générosité qui m'avait émue lors de notre première rencontre, et qui ne s'est jamais démentie.
Ils m'ont fait découvrir leur ville, m'ont parlé de leurs activités, et m'ont invitée à un dîner plein de délices.

. Délice d'une conversation chaleureuse, naturelle et agréable comme on peut en avoir quand après de longues années on se retrouve avec au coeur les mêmes élans que dans les débuts : le temps et la distance n'ayant pas de prise sur l'amitié vraie.

. Délice des illuminations sur la mer qui suivirent une promenade avec découverte d'une ville qui s'est révélée pleine de jolies surprises et m'a mis des étoiles dans la tête.

. Et délicieux repas, dont le point d'orgue fut un dessert de profiteroles à la menthe, dégoulinants de chocolat. Par décence, j'épargne votre sensibilité en ne vous parlant pas des autres plats qui furent à la hauteur de l'amitié et de l'ensemble de mes enthousiasmes du jour.

Et puisque l'amitié ne peut s'exprimer en images, je la traduis en vous offrant le délire d'une gourmande qui s'efforce de chasser son naturel, mais qui pour une fois s'est totalement lâchée sans l'ombre d'un remords, avec bonheur et délectation en assumant son péché mignon.

Attention, les images qui suivent sont assez insoutenables, j'espère qu'elles ne pousseront personne à l'irréparable.














Pour la qualité de leur amitié et afin de leur dire la mienne, je dédie cet article à Michelle et Francis.


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Lundi 19 octobre 2009
Tendres évocations - Doux souvenirs - Jolies promesses


















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Mardi 13 octobre 2009

Bien sûr c'est la pleine période des confitures, alors impossible de trouver des pots :
je suis allée dans un magasin d'articles ménagers, 4 supermarchés différents, un quincailler, et finalement c'est chez un fournisseur pour restaurateurs et hôteliers que je les ai trouvés.
Et inutile de dire qu'ils ne vendent pas au détail... je suis armée !!!





Avec les pommes que notre gentil jardinier m'a apportées j'ai eu envie de faire de  la gelée.
J'avais déjà tenté les confitures d'abricots et de fraises, mais jamais la gelée...
Pour savoir comment m'y prendre je suis allée sur internet et parmi toutes les recettes proposées j'ai choisi celle de Jasmine  tant la photo qu'elle propose est appétissante. Je l'ai suivie bien scrupuleusement et j'ai rempli 4 pots. Il ne me restait plus qu'à faire de jolies étiquettes.

Et voilà ma première production : Merci Jasmine !
Ma gelée est belle et je viens de la goûter :
elle est très bonne



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Mercredi 7 octobre 2009
vous n'êtes pas non plus ma "Médicis" préférée, mais le point de broderie qui porte votre nom, j'aime beaucoup.

Aujourd'hui j'ai brodé une nouvelle serviette à thé (ou à petit déjeuner)
Ce point n'est pas croisé mais c'est tout de même du point compté






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Mardi 6 octobre 2009
Hier, alors que je quiltais, j'ai reçu au courrier  "Rakam" le mensuel de broderie auquel je suis abonnée.

J'ai bien sûr lâché mon ouvrage pour le feuilleter et parmi de nombreuses broderies ravissantes, quoique hors de ma portée, autant qu'incompatibles avec mon style de vie, il en est une qui m'a attirée.
Il s'agit du modèle ci-dessous, réalisé en point Catherine de Medicis.



Sautant sur l'occasion de me distraire du quilting en cours (eh oui déjà !) j'ai cherché un morceau de toile, choisi un fil vert et j'ai isolé quelques éléments du modèle dont je me suis inspirée pour broder - non pas un chemin de table comme sur la photo - mais plus simplement l'angle d'une serviette à thé, que je viens de terminer par un ourlet à jours.






M'étant accordé cette mini-récréation, dès demain je reprends le quilting. A moins qu'il ne fasse trop beau. En effet s'il a plu ce matin, l'après-midi fut superbe et je suis sortie pour m'aérer.








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Dimanche 4 octobre 2009
Eh bien voilà, j'ai repris l'aiguille et depuis deux jours j'ai beaucoup quilté. (Beaucoup c'est mon point de vue, mais tout est relatif)
Je vous montre, même si vous avez déjà vu ça, car l'ouvrage comprend quatre blocs et j'en avais déjà quilté un.
A présent j'en ai deux et tout en quiltant je réfléchis aux finitions. Les idées viennent, repartent, d'autres arrivent et comme dans Rigoletto : "la donna è mobile !" (souvent femme varie)...

et Marie est une femme : ça ne fait aucun doute !




Pour varier les plaisirs, aujourd'hui je crois que je vais broder un peu :
Youpi !  ça y est l'envie semble être revenue.

Alors ? Retour aux Bent Creek rows abandonnées avant les vacances ?
Non pas aujourd'hui,  je crois que j'ai envie de me lancer dans une nouvelle aventure, nous en reparlerons, demain ou après-demain ou..., si je passe effectivement à l'acte.







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Vendredi 2 octobre 2009




C'est bien tout ce que j'ai à proposer pour donner un peu de vie à mon blog, cette photo faite hier soir, émue que j'étais devant tant de beauté.

Chaque jour je me promets de me mettre à l'ouvrage et quand arrive le soir : toujours rien.
Ce n'est pas que je reste contemplative, j'ai des activités mais rien qui s'apparente à l'ombre d'un ouvrage.

Aujourd'hui toutefois il y aurait comme un frémissement et même quelques timides petits pas : J'ai enfin sorti quelques blocs de patchwork du tiroir et j'ai pris la mesure de ce que je dois faire.
Rien n'est encore joué car j'ai déjà fait cette démarche il y a quelques semaines et le soir venu je remettais au repos lesdits blocs et par la même occasion mes dix doigts.

à suivre...


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Lundi 21 septembre 2009
Je vais vous narrer les aventures non pas de "Martine à la Plage" mais de Marie au yoga.

Après la présentation fort sympathique que j'avais eue du cours de yoga la semaine dernière, en ce lundi je suis sortie de chez moi la fleur au fusil pour ma première leçon.
Le soleil brillait (et n'en déplaise à Laurent Romejko, il brille toujours contrairement aux prévisions météo de la télévision)

De bon matin donc je suis descendue sur la plage de Deauville pour me rendre à la Thalasso où se tiennent les cours de-tout-ce-pour-quoi je m'étais inscrite (dans le but de bouger mes fesses du fauteuil où je les pose trop souvent, ce qui n'est pas bon pour le moral, et je referme la parenthèse).



A présent rétrospectivement j'en suis encore à me demander pourquoi on ne m'a pas dirigée vers les vestiaires et surtout pourquoi -alors que j'avais signalé que je venais pour le cours de yoga- on  m'a fait entrer dans le cabinet de "réflexologie plantaire"...  ce que j'ai vite compris en voyant les affiches sur les murs de la pièce et la lit de repos.
(ils ne pouvaient tout de même pas savoir que je suis la maman d'une réflexologue 10-tinguée,
qui croit autant en son art que je crois à une prochaine visite dans mon salon d'une famille de petits  hommes verts descendus de Mars
)
Livrée à moi-même dans cette pièce "incongrue", j'en ai profité pour troquer mon jean et mon chemisier contre un pantalon souple et un Tshirt et, hardiment,  je suis partie en quête du cours de yoga.

L'heure de début du cours était déjà passée d'un bon quart d'heure quand j'ai vu arriver une dame (plus ou moins de mon âge) qui consultait sans arrêt ce que je croyais être sa montre et qui en réalité était un engin diabolique relié à une sorte de garrot qui lui enserrait le thorax -comme elle me fit voir joignant le geste à la parole en soulevant son Tshirt- engin destiné à la rassurer ou plutôt l'inquiéter en permanence sur l'état de son pouls.
Elle m'expliqua vite qu'elle venait au cours de yoga pour apprendre à respirer et dompter son rythme cardiaque... Palpitant -si j'ose- mais toujours point de professeur....
... après encore cinq bonnes minutes en compagnie de "la dame au pouls" (non ça ne gratte pas), la prof est enfin arrivée, zen comme il se doit pour une prof de yoga. Et aussitôt de nous dire d'une voix flûtée : "pour votre premier cours, on va se la jouer cool".
Moi jusque là ça m'allait parfaitement, et même ce qui a suivi, si ce n'est que ma "zenitude" au lieu de se renforcer a été mise à mal par deux éléments auxquels je ne m'attendais pas

1°/ Lorsque notre prof de yoga nous a dit de nous allonger sur le tapis pour une détente et une relaxation profonde, "en gardant le silence", alors que dans la salle voisine une prof de gym "ultra" tonique hurlait des ordres sur fond sonore de YMCA, je n'ai pas pu m'empêcher de rompre le "fameux silence" en pouffant de rire et en demandant : "quel silence ?".


Et maintenant je cesse de rire et je redeviens sérieuse pour le point suivant

2°/ Vous ai-je dit que je suis nosophobe ?
(ça ne veut pas dire que je n'aime pas mon nez -encore que...- ça veut dire que j'ai peur des maladies !)
Qui n'en a pas peur, je vous le demande ?  C'est normal en principe, mais mon cas est paroxystique je l'avoue et c'est un "charme" dont nous nous passerions volontiers mais que nous nous repassons de mère en fille et de soeur à soeur. Si bien que chez nous, les maladies : on évite d'en parler !


Or, il semblerait que ce soit le sujet de prédilection des deux dames avec lesquelles j'étais enfermée dans l'aquarium du cours de yoga. A chaque interruption d'exercice, elles évoquaient la maladie d'untel ou le décès d'une autre de leurs relations. La prof a alors demandé à la dame-au-pouls quel était  l'âge de feue son amie, et à la réponse 71, la prof a ajouté : "ah ça va elle avait passé la barre des 70 !"
Quelle délicatesse ! Serait-ce ma fête aujourd'hui ? Je précise pour celles qui ne le sauraient pas qu'à mon corps défendant je n'en suis qu'à deux ans de cette barre au-delà de laquelle la prof semble penser qu'il est temps de se rendre ad patres !
Et pour faire bonne mesure elles ont continué à se raconter des rêves abominables qu'elles avaient faits à propos de leurs viscères. Le tout ponctué par l'annonce régulière des chiffres indiqués par la montre-à-pouls de la dame, dans la plus grande indifférence de la prof qui continuait d'un côté son cours et de l'autre sa rubrique médico-nécrologique.


C'est alors que moi qui n'ai jamais été sportive de toute ma vie, j'ai envié les forcenées de la gym-tonique qui se démenaient à côté en compagnie des Village People, et c'est en me concentrant sur la musique que j'ai fermé mes oreilles aux propos qui se tenaient autour de moi.


J'ai jeté un oeil discret à ma montre et dès que la prof nous a dit :"à la prochaine fois" tout en les laissant à leur conversation médicale, je les ai vite saluées et sans plus attendre j'ai foncé me rhabiller -sans passer par la case "réflexologie" mais en demandant au premier sourire rencontré où se trouvaient les vestiaires-  Puis plus vite encore, je suis sortie me gorger de soleil sur la plage afin de me remettre de cette immersion totale dans ce qui m'angoisse le plus !

J'illustre le bonheur qui fut alors le mien avec un petit dessin qui bien que signé "Marie" n'est pas de moi, je viens de le trouver sur le net et je l'ai adopté avec plaisir.





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Samedi 19 septembre 2009
Pour beaucoup c'est déjà fait depuis un moment et cependant hier la plage de Deauville était encore pleine de promeneurs et bon nombre de baigneurs se jetaient à l'eau avec plaisir. Il faisait beau et chaud (26° dans l'air mais comme je ne suis pas téméraire je n'ai pas cherché à savoir combien il faisait dans l'eau)

Tableau de Nicolas Odinet


Absente de mon blog depuis plus de deux mois, j'ai cependant suivi régulièrement avec intérêt et admiration vos vacances, vos ouvrages et vos rentrées.
Si je joue les prolongations c'est un recul qui m'est nécessaire et d'ailleurs je n'ai pas grand'chose à raconter, je n'ai pas touché une aiguille depuis la fin du mois de juin et les rows de Bent Creek, sont restés en suspens. Je n'aime pas l'idée de les laisser ainsi en plan, j'y reviendrai sans doute dès les premières pluies... Tout comme j'envisage de terminer d'ici la fin de l'année un ouvrage commencé en même temps que ce blog en 2006, patchwork plein de coeurs où j'ai mis beaucoup du mien





oOo

Des événements qui me touchent de près (et je m'empresse de dire qu'il s'agit d'événements positifs) ont provoqué chez moi un gros bilan et une remise en question de ma façon de vivre.
Deux ans à croiser les points, scotchée dans mon fauteuil ou devant l'ordinateur c'était trop, il fallait que je m'ébroue, que je me diversifie et que je bouge mes fesses.


o  Merci aux taquines ou aux âmes sensibles de ne pas lire la suite. Toutefois ne pas l'écrire serait tricher avec celles qui connaissent mon parcours de psycho-rigide en matière de régime et qui à l'époque m'avaient suivie et encouragée à perdre les quelques kilos superflus liés au passage de la trépidante vie parisienne à la bonne cuisine normande.

En dépit du respect de mes règles alimentaires, un peu par gourmandise, beaucoup par "besoin de me faire plaisir" ainsi que par désoeuvrement, j'ai laissé s'installer à nouveau deux bons ou plutôt mauvais kilos (oui je sais, certaines diront que c'est véniel puisque ça ne se voyait peut-être pas mais "ça" serrait dans mes vêtements qui devenaient de moins en moins confortables et tous les matins, ma balance me faisait les gros yeux).
Si malgré l'avertissement vous avez eu la curiosité de lire ce qui précède, j'imagine les rires et les moqueries... tant pis : j'assume et je continue !


1 + 1 + 1/2 =   eh bien oui pour dire vrai, moi aussi au début je m'en moquais. Mais jusqu'où cela me menait ?  Il fallait bien finir un beau jour par dire "stop" parce que je connais trop de cas qui de proche en proche ont repris tout ce qu'elles avaient perdu "agrémenté" de quelques kilos supplémentaires.
Un peu de discipline et en quelques jours j'en ai reperdu un (vite repris et vite reperdu, et vite repris...), impossible de franchir l'étape suivante. Pour si peu on ne peut pas parler de yoyo mais quand on est sur la mauvaise pente... Il me fallait un déclic et je savais bien lequel. Alors avant hier, après deux ans bien sages et six mois "honteux" j'ai renoué avec le plaisir de serrer d'un cran ma ceinture et les réunions WW, histoire d'aller écouter la bonne parole d'Hélène, la très sympathique animatrice.
Et même lorsqu'on est une vieille routarde du programme il est toujours efficace de prendre conscience



a) que l'on ne boit pas assez... d'eau évidemment, what else ? et justement je ne buvais que du café et sinon pas d'eau (non pas de vin non plus, juste exceptionnellement et pour faire comme tout le monde quand l'occasion se présentait, un peu de champagne avec les amis et cet été un tout petit peu de marsala alla mandorla avec ma Flo, histoire d'écouler la bouteille qu'elle ne peut pas emporter aux US et qu'il eût été dommage de ne pas savourer ensemble.

b) que ma main était peut-être devenue un peu lourde sur les sauces salade (les sauces light bien sûr, kamikaze mais pas trop !)

c) que je ne mangeais plus suffisamment de féculents et peut-être un peu trop de fruits

d) que je doublais trop souvent ma ration de chocolat.


e) et que je ne bougeais pas assez

Oui je sais, l'évocation de mes tristes excès est pitoyable et si je m'écoutais je verserais une larme.
Je ferme cette parenthèse ironico-gargantuesque pour évoquer d'autres remises en cause.

1 -  A chaque rentrée je forme le projet de m'inscrire à un cours de yoga : les années passées je me contentais d'y penser début septembre et j'oubliais remettant le projet à l'année suivante...



Cette fois-ci je suis passée immédiatement à l'acte et j'ai vécu hier ma nouvelle approche.
(Je n'en avais pas fait depuis une douzaine d'années sauf à utiliser les exercices de respiration parfois pour évacuer le stress)
Je vais même suivre des cours de taï chi. Et puisque ces cours ont lieu dans le centre de thalasso, j'espère réussir à pousser mon élan jusqu'aux cours d'aquagym et les faire suivre -pourquoi pas- de quelques brasses dans la piscine d'eau de mer (si la mer est froide en Normandie, l'eau de la piscine est à 32°)...
Si elle me lit,  je remercie celle qui connaît ma façon de nager de ne pas pouffer de rire. Je sais bien que ce ne sont pas mes brasses qui vont muscler les grands bras avec lesquels je l'embrasse tout de même très fort !
(non ce n'est pas moi, c'est Laure Manaudou : je préfère illustrer joliment !)

2 - Et puis, ayant vendu il y a quelques jours mon "studio chéri qui ne servait à rien" j'ai toujours en tête mes projets immobiliers :
"il faudrait vous décider si vous voulez en profiter" me chapitrait récemment une amie qui a 20 ans de plus que moi.
Merci bien chère C., l'âge et le temps qui passe, je préfère éviter d'y penser car par chance je me sens encore jeune et je veux croire à l'avenir : méthode Coué !
Projets immobiliers donc. J'aime ma vie ici mais elle est un peu réduite et j'ai également des envies de ville, histoire de renouer avec  les boutiques, les expos et trouver peut-être -qui sait- un cours de cartonnage... la folle ambition ! Mais  surtout j'ai envie de spectacles, de concerts et de théâtre.


Pour commencer ce soir afin de fêter à ma manière et avec le sourire la naissance il y a quelques décennies de celle dont je suis très fière d'être la maman (je n'en dis pas plus, elle sait, je sais aussi, c'est fort et ça se passe de mots) je vais aller voir la nouvelle pièce de Michèle Laroque.

3 -  Et enfin, en vidant le studio de mes affaires personnelles, j'ai retrouvé mon matériel de peinture, des toiles vierges, des tubes qui sont sans doute secs, mais l'envie est revenue me titiller de barbouiller un peu, alors pourquoi pas ?



Beaucoup de projets en vitrine dont tous ne seront pas menés à bien je le sais pour avoir vécu trop d'exaltations et d'expériences avortées pour  ne pas me leurrer, mais il faut toujours y croire et y aller.
Alors : j'y vais.

Ciel !  pour quelqu'un qui prétendait n'avoir rien à dire, j'ai  fait fort










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Vendredi 10 juillet 2009


Après trois jours de tourisme sympathique comme j'aime en faire, à travers le centre de la France, l'Auvergne et  la Savoie, me voici arrivée à destination auprès de ma petite famille.


Mes trois amours m'attendaient pour jouer, jouer et jouer encore.
A moi les parties de Uno, de Yatzee, de Poker et cela ne fait que commencer...



J'ai pu admirer les ouvrages de chacun et en particulier ceux de ma Flo qui ne cesse de me surprendre tant elle maîtrise bien la broderie et la couture.

Je craignais la chaleur, j'ai de la chance : il fait très agréable

 

Je vous souhaite un bon week-end


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Lundi 6 juillet 2009
J'offre quelques vacances à mon blog
et à vous la fraîcheur de ce jardin aquatique
pour vous souhaiter un bel été
Et si je prends l'aiguille de temps en temps
ce ne sera pas sans penser à chacune de vous.





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