Pour beaucoup c'est déjà fait depuis un moment et cependant hier la plage de Deauville était encore pleine de promeneurs et bon nombre de baigneurs se jetaient à l'eau avec plaisir. Il faisait beau
et chaud (26° dans l'air mais comme je ne suis pas téméraire je n'ai pas cherché à savoir combien il faisait dans l'eau)
Tableau de Nicolas Odinet
Absente de mon blog depuis plus de deux mois, j'ai cependant suivi régulièrement avec intérêt et admiration vos vacances, vos ouvrages et vos rentrées.
Si je joue les prolongations c'est un recul qui m'est nécessaire et d'ailleurs je n'ai pas grand'chose à raconter, je n'ai pas touché une aiguille depuis la fin du mois de juin et les rows de Bent
Creek, sont restés en suspens. Je n'aime pas l'idée de les laisser ainsi en plan, j'y reviendrai sans doute dès les premières pluies... Tout comme j'envisage de terminer d'ici la fin de l'année un
ouvrage commencé en même temps que ce blog en 2006, patchwork plein de coeurs où j'ai mis beaucoup du mien
oOo
Des événements qui me touchent de près (et je m'empresse de dire qu'il s'agit d'événements positifs) ont provoqué chez moi un gros bilan et une remise en question de ma façon de vivre.
Deux ans à croiser les points, scotchée dans mon fauteuil ou devant l'ordinateur c'était trop, il fallait que je m'ébroue, que je me diversifie et que je bouge mes fesses.
o Merci aux taquines ou aux âmes sensibles de ne pas lire la suite. Toutefois ne pas l'écrire serait tricher avec celles qui connaissent mon parcours de psycho-rigide en matière de régime et
qui à l'époque m'avaient suivie et encouragée à perdre les quelques kilos superflus liés au passage de la trépidante vie parisienne à la bonne cuisine normande.
En dépit du respect de mes règles alimentaires, un peu par gourmandise, beaucoup par "besoin de me faire plaisir" ainsi que par désoeuvrement, j'ai laissé s'installer à nouveau deux bons ou plutôt
mauvais kilos (oui je sais, certaines diront que c'est véniel puisque ça ne se voyait peut-être pas mais "ça" serrait dans mes vêtements qui devenaient de moins en moins confortables et tous les
matins, ma balance me faisait les gros yeux).
Si malgré l'avertissement vous avez eu la curiosité de lire ce qui précède, j'imagine les rires et les moqueries... tant pis : j'assume et je continue !
1 + 1 + 1/2 = eh bien oui pour dire vrai, moi aussi au début je m'en moquais. Mais jusqu'où cela me menait ? Il fallait bien finir un beau jour par dire "stop" parce que je connais
trop de cas qui de proche en proche ont repris tout ce qu'elles avaient perdu "agrémenté" de quelques kilos supplémentaires.
Un peu de discipline et en quelques jours j'en ai reperdu un (vite repris et vite reperdu, et vite repris...), impossible de franchir l'étape suivante. Pour si peu on ne peut pas parler de yoyo
mais quand on est sur la mauvaise pente... Il me fallait un déclic et je savais bien lequel. Alors avant hier, après deux ans bien sages et six mois "honteux" j'ai renoué avec le plaisir de serrer
d'un cran ma ceinture et les réunions WW, histoire d'aller écouter la bonne parole d'Hélène, la très sympathique animatrice.
Et même lorsqu'on est une vieille routarde du programme il est toujours efficace de prendre conscience
a) que l'on ne boit pas assez... d'eau évidemment, what else ? et justement je ne buvais que du café et sinon pas d'eau (non pas de vin non plus, juste exceptionnellement et pour faire comme tout
le monde quand l'occasion se présentait, un peu de champagne avec les amis et cet été un tout petit peu de marsala alla mandorla avec ma Flo, histoire d'écouler la bouteille qu'elle ne peut pas
emporter aux US et qu'il eût été dommage de ne pas savourer ensemble.
b) que ma main était peut-être devenue un peu lourde sur les sauces salade (les sauces light bien sûr, kamikaze mais pas trop !)
c) que je ne mangeais plus suffisamment de féculents et peut-être un peu trop de fruits
d) que je doublais trop souvent ma ration de chocolat.
e) et que je ne bougeais pas assez
Oui je sais, l'évocation de mes tristes excès est pitoyable et si je m'écoutais je verserais une larme.
Je ferme cette parenthèse ironico-gargantuesque pour évoquer d'autres remises en cause.
1 - A chaque rentrée je forme le projet de m'inscrire à un cours de yoga : les années passées je me contentais d'y penser début septembre et j'oubliais remettant le projet à l'année
suivante...
Cette fois-ci je suis passée immédiatement à l'acte et j'ai vécu hier ma nouvelle approche.
(Je n'en avais pas fait depuis une douzaine d'années sauf à utiliser les exercices de respiration parfois pour évacuer le stress)
Je vais même suivre des cours de taï chi. Et puisque ces cours ont lieu dans le centre de thalasso, j'espère réussir à pousser mon élan jusqu'aux cours d'aquagym et les faire suivre -pourquoi pas-
de quelques brasses dans la piscine d'eau de mer (si la mer est froide en Normandie, l'eau de la piscine est à 32°)...
Si elle me lit, je remercie celle qui connaît ma façon de nager de ne pas pouffer de rire. Je sais bien que ce ne sont pas mes brasses qui vont muscler les grands bras avec lesquels je
l'embrasse tout de même très fort !
(non ce n'est pas moi,
c'est Laure Manaudou : je préfère illustrer joliment !)
2 - Et puis, ayant vendu il y a quelques jours mon "studio chéri qui ne servait à rien" j'ai toujours en tête mes projets immobiliers :
"il faudrait vous décider si vous voulez en profiter" me chapitrait récemment une amie qui a 20 ans de plus que moi.
Merci bien chère C., l'âge et le temps qui passe, je préfère éviter d'y penser car par chance je me sens encore jeune et je veux croire à l'avenir : méthode Coué !
Projets immobiliers donc. J'aime ma vie ici mais elle est un peu réduite et j'ai également des envies de ville, histoire de renouer avec les boutiques, les expos et trouver peut-être -qui
sait- un cours de cartonnage... la folle ambition ! Mais surtout j'ai envie de spectacles, de concerts et de théâtre.
Pour commencer ce soir afin de fêter à ma manière et avec le sourire la naissance il y a quelques décennies de celle dont je suis très fière d'être la maman (je n'en dis pas plus, elle sait, je
sais aussi, c'est fort et ça se passe de mots) je vais aller voir la nouvelle pièce de Michèle Laroque.
3 - Et enfin, en vidant le studio de mes affaires personnelles, j'ai retrouvé mon matériel de peinture, des toiles vierges, des tubes qui sont sans doute secs, mais l'envie est revenue me
titiller de barbouiller un peu, alors pourquoi pas ?
Beaucoup de projets en vitrine dont tous ne seront pas menés à bien je le sais pour avoir vécu trop d'exaltations et d'expériences avortées pour ne pas me leurrer, mais il faut toujours y
croire et y aller.
Alors : j'y vais.
Ciel ! pour quelqu'un qui prétendait n'avoir rien à dire, j'ai fait fort